Projection "sous acid" jeudi 23 mai à 20h au Nouveau Latina
Le jeudi 23 mai à 20h
Au Nouveau Latina
20 rue du Temple Paris 4ème
Métro: Hôtel de ville - Rambuteau
Bar & tapas jusqu'à 23H30
Tarif Unique : 7€
Cartes "UGC Illimité" et "Le Pass" acceptées.
Avec la participation exceptionnelle de MICHEL VEDETTE
Mais aussi TITI R
Présenté par NATHALIE TRAMIER
Nous remercions le Nouveau Latina de nous accueillir en plein cœur du quartier le plus dépravé de la capitale.
Les soirées Cinémabrut sont des projections de films d'artistes marginaux, pour la plupart au mental décalé, qui vivent soit en institutions psychiatriques, soit en prison. Cette fois-ci nous
avons sélectionnés surtout des films d'artistes drogués, pour 90 minutes de projection spectacle "sous acid" !
Suivi jusqu'à 23H30 d'un "after-movies" au premier étage, dans Le-Salon Rouge, autour des Tapas du pervers Sohil et des vannes de la bande du Cinémabrut.
Avec les films de : Yann Chapotel, Yoann Stehr, Damien Cros, Claudio Cavallari, Jo River, Les Frères Denis, Mihai Grecu & Thibault Gleize, Quentin Lecocq, David Manzato & Bertrand Lagnes,
Yannick Lecœur, Les Éditions du Cobra, Vincent Pompignoli, Luis Nieto, Joe La Mouk, Niels Adde, Alexei Dmitriev.
BLOG DU CINEMABRUT - Découvrez un film Brut par semaine !
Chaque semaine, un membre de l'équipe partage un de ses films favoris parmi ceux diffusés lors des précédentes éditions, ou venant de leur collection personnelle.
L'occasion de découvrir ou re-découvrir la crème du genre !
Ci-dessous le dernier article paru :
lun.
13
mai
2013
Guillaume Levil - La Clé
Guillaume Levil, grand fou, Brutal d'Or en 2009 avec son "dictionnaire de l'amour fourbe", est un "personnage".
C'est à dire qu'il semble qu'il ait un jour décidé de faire de sa vie son film. C'est de là, je crois, que naît son humour unique qui ne se préoccupe pas de trouver un public puisque le seul spectateur qui ait réellement les clés de l'intrigue est celui-là même qui déclame le texte et rit de ses blagues. C'est à dire lui-même.
C'est donc par un hasard fortuit qu'il s'avera que Guillaume Levil fût drôle, de fait. Et que même par petit bouts, ses auto-blagues soient delectables pour qui les entendent.
C'est d'une de ces auto-blagues dont je souhaiterais vous parler, car après son Brutal d'Or obtenu à la sueur d'un long métrage en costumes dans le vieux provence qui lui est cher (Dignois de
naissance) , c'est avec attente et excitation que nous ouvrions le pli contenant le DVD de la création qu'il choisît de nous soumettre en 2011 : La Clé.
Bien que charmant de confection, nous eûmes du mal à nous cacher les uns aux autres notre légère déception de ne pas retrouver l'épique, l'ambition, l'homérisme du "Dictionnaire".
Mais c'est que ce diable nous avait caché le noeud de l'histoire, ce qui donne à ce film son fumet exquis, et qui lui aurait permis de ricaner en lui-même, sirotant son coktail Cinemabrut au bar, tandis que le public trouvait son film "pas mal", sans se sentir heurté une seconde de ce qu'on ne qualifie pas de "trop génial" son dernier opus.
Ce que Guillaume Levil nous avait caché, c'est que son film était en fait un remake de son film de jeunesse réalisé en 1996, en HI8 tourné/monté, la Clé, dans lequel il arbore une coupe au bol d'un blond depuis lors disparu, tout comme ses 14 ans.
C'est donc plan par plan que Guillaume refait avec les moyens modernes et son oeil mûr, ce film burlesque aux couleurs délavées, reprenant les mêmes acteurs, le même lieu, le même texte (quoiqu'il supprimât un "merde", signe de la sagesse acquise enfin), afinant tout de même un peu le montage.
Je vous conseille de les regarder comme moi, en appuyant sur play sur les deux en même temps. Parfois une pause sur le film de 2011 sera la bienvenue afin de laisser le film de 1996 rattraper son clône.
Et là, si vous y êtes sensible (et alors vous êtes chanceux), vous serez touché par la grâce de l'humour de Guillaume Levil.
Nathalie Tramier
BENOÎT DELÉPINE Parrain du festival en 2012
Comme chaque année au début de l'été, le Festival Cinémabrut de Mouans-Sartoux est resté fidèle au poste pour contenter votre libido d'hyperactif culturel.
BENOÎT DELÉPINE est venu du GROLAND nous présenter une carte blanche à la hauteur de son personnage: "Dicke Mädchen/ Heavy Girls", une fiction berlinoise remplie de poésie exubérante et pleine de vérité.
Delépine est parti de Mouans-Sartoux transcendé avec des sourires plein les yeux...

